Nouvelles de Timimoun

Carte du Gourara

Un village du désert

L'atelier Tigurarin

Les métiers à tisser
Les formatrices en réunion

Une nouvelle façon de faire ...

Cinq "tisseuses associées" (Hadda M., Fatima B., Fatima F., Zohra B. et Halima B.) ont souhaité travailler pour l'atelier Tigurarin, mais à domicile. Des métiers à tisser leur ont été prêtés avec signature d'une convention.

Il faut rappeler que, lors de la création de l’atelier, la philosophie et le fondement du projet impliquaient obligatoirement la présence des tisseuses à l’atelier.
Ce dispositif de prêt de métiers à l’extérieur, qui, certes, répond à des réalités culturelles – la femme mariée travaille chez elle–, doit néanmoins rester marginal.
L’idéal serait évidemment que ces" tisseuses associées" acceptent de participer aux formations organisées au sein de l’atelier…

Montée en puissance de l'atelier

5 jeunes tisseuses stagiaires (Farida M., Meriem C., Aicha A., Zohra A. et Karima B.) viennent d'intégrer l'atelier. Elles ont démarré leur formation sous la houlette attentive de Hadda M., "tisseuse formatrice associée"

L'atelier enregistre de très nombreuses commandes émanant en particulier de l'Ambassade de France, de l'Ambassade de Turquie, d'un grand hôtel de Timimoun et de nombreux clients algériens et étrangers.

La responsabilité de l'atelier (programmation, tenue des stocks de laine, achats, propreté de l'atelier) a été confiée au mois de mars 2012 à 2 "anciennes" et selon les dernières nouvelles elles remplissent leur rôle de manière exemplaire.

Il ne reste à l'atelier à l'heure actuelle que 3 tisseuses confirmées et formatrices (Fatima M., Saïda Kh. et Nawel M.). Saïda B. s'est mariée et ne reviendra plus. Zohra B. doit s'occuper d'une soeur gravement malade mais a accepté de créer une annexe à l'atelier dans son village. Elle y formera 2 jeunes stagiaires tout en continuant de travailler pour l'atelier de Timimoun.

L’atelier de Tissage – Teinture naturelles vient d’accueillir, le 1er décembre une 6ième stagiaire. Sont, par conséquent, en formation, sous la houlette de Fatima, Saïda et Nawel, les 3 « anciennes »,
Meriem, sa cousine Fatima C. et sa sœur Aïcha C.,  Farida M.,   Zohra A.  et  Karima B.

Selon Fatiha, Directrice de l’atelier, l’ambiance de l’atelier est extrêmement détendue, sereine et studieuse et la quasi totalité des stagiaires font preuve d’une vraie volonté d’apprendre et de progresser.

Nouveaux projets

La transition entre les Soeurs Blanches et nos 2 associations s'est faite courant octobre 2012 de manière très satisfaisante. Plusieurs réunions de travail et des visites dans les ateliers situés dans les ksour ont permis de construire une confiance mutuelle et une amitié entre stagiaires, monitrices et responsables associatifs. Tout semble en place pour un avenir prometteur.

Les monitrices préparent le travail des stagiaires
Les couturières et les brodeuses au travail
Apprentissage du tricot machine
Le premier châle réalisé à l'atelier
TUS a acheté une vitrine pour présenter les objets réalisés à l'atelier Ayadi Adahabyia. Elle a été installée dans l'atelier de tissage An Nahda

Cet atelier a dorénavant une page qui lui est consacrée : Atelier Ayadi Adahabyia

L'objectif est double :

Travailler directement avec une filature pour obtenir la meilleure qualité possible de laine
Réduire le coût de l'achat des laines

L'atelier An Nahda adhère totalement à ce projet

Un atelier de teinture rénové

On a pu mener à bien les travaux d'étanchéité de la dalle, la réfection des peintures, la mise aux normes de l'électricité, la peinture du plafond et des murs et le percement d'une 2ème fenêtre

Le plafond avant les travaux
Le plafond rénové
Les 2 fenêtres
L'atelier rénové

 

Mission TUS Alsace en Algérie

Automne 2012

Comme chaque année une mission des chefs de projet a eu lieu en octobre-novembre 2012 à Timimoun.

Au programme :

Décembre 2012

L’atelier de Tissage – Teinture naturelles vient d’accueillir, le 1er décembre une 6ième stagiaire. Sont, par conséquent, en formation, sous la houlette de Fatima, Saïda et Nawel, les 3 « anciennes »,
Meriem, sa cousine Fatima C. et sa sœur Aïcha C.,  Farida M.,   Zohra A.  et  Karima B.

Selon Fatiha, Directrice de l’atelier, l’ambiance de l’atelier est extrêmement détendue, sereine et studieuse et la quasi totalité des stagiaires font preuve d’une vraie volonté d’apprendre et de progresser.

Atelier de teinture végétale.
Le groupe complet des tisseuses (formatrices + 6 stagiaires), a travaillé une semaine complète (du 2 au 8 décembre) à l’atelier de teinture sous la responsabilité de Fatiha Kadiri.
Objectif : teinter toute les laines , plus de 20 kg, nécessaires au programme de tissage de Décembre – Janvier et début Février.
Une nouvelle session de teinture aura lieu vers le 15 février pour préparer les laines du stage de tissage contemporain qui aura lieu du Lundi 25 février au Vendredi 22 mars 2013.

Atelier.
A notre demande, le commerçant Mozabite de Timimoun a cherché si l’on pouvait se procurer de la laine spéciale pour monter une chaîne. Il a fini par trouver, à Ghardaïa, un groupe de femmes qui filent elles-mêmes leur laine. Fatiha a fait l’acquisition  - pour tenter une première expérience – de 10kg de cette laine. Elle sera réservée pour la réalisation des tapis contemporains lors du stage de février.
Il faut savoir que toutes les chaînes sont à présent montées avec du fil de coton, alors que les anciens tapis étaient réalisés en laine (trame et chaîne).

Février - Mars 2013

Choix d’un nouveau nom pour l’atelier : Mission accomplie !

Lors du démarrage du Projet de Développement ‘’Femmes de Timimoun, d’El Golea et des Ksour du Gourara’’ en Novembre 2006, l’atelier fraichement créé fut nommé ‘’An Nahda’’. Ce nom (= Renaissance) traduisait fidèlement le fondement même du Projet. En effet, si ce dernier avait pour objectifs la formation de la femme, l’aide au développement, la lutte contre le chômage des jeunes filles, l’essentiel résidait dans la recherche et la mise en valeur du patrimoine de tissage de Timimoun, du Gourara, du Tinerkouk, du Touat et du Tidikelt en grand danger d’extinction. Ce nom fut rapidement connu, adopté et bien compris tant en Algérie qu’en France.
Néanmoins, les récents évènements liés à l’émergence de partis et de mouvances politiques intégristes – portant le même nom – ‘’En Nahda’’ – au Maghreb, nous ont, tout naturellement conduits à rechercher une autre appellation.
Au terme de rencontres multiples, de réflexion et de recherches, le choix s’est porté sur un nom coloré, aux sonorités agréables, le plus ancien nom connu du Gourara en langue Zénète : ‘’TIGURARIN’’
Pourquoi ce choix qui fait l’unanimité des tisseuses de l’atelier ?
TIGURARIN, orthographié parfois TIGORARIN, TIGÛRARIN ou encore TIGOURARINE, tire son étymologie du :

  • Préfixe bien connu chez les Zénètes ‘’TIN’’ = ‘’qui appartient à’’  (c’est ainsi que fut composé ‘’Timimoun’’ -< TIN MIMOUN = le lieu qui appartient à Mimoun)
  • Du nom GURARIN ou GORARIN – qui fait référence au pays du Gourara.

L’atelier de tissage et teinture naturelle TIGURARIN est donc ‘’celui qui appartient au Gourara’’.
Le nom de TIGURARIN apparaît dans les très anciens versets chantés de l’Ahellil (1). On le rencontre à de multiples reprises dans les textes et récits des géographes arabes (Ibn Khaldun 13e siècle, Léon l’Africain- 15e s et d’autres…)
Rachid Bellil, anthropologue, le cite abondamment (2) et précise que ce nom renvoie au lointain passé nomade des Zénètes, expliquant que le terme ‘’Gourara’’ provient de l’arabisation du terme berbère ‘’Tigurarin’’, pluriel de tagrart = le campement.
Voici donc l’atelier débarrassé de toute ambigüité et en pleine concordance  avec le passé, l’histoire, la langue, la culture profonde du peuple Zénète dont la redécouverte du tapis nous mobilise depuis plus de six ans déjà !
Reste, à présent à modifier flyers, affiches, cartes de visites, site… ce qui est sûr, c’est que les tisserandes, toutes Zénètes (sauf 2 tisserandes associées) sont conquises par TIGURARIN.

1 ‘’L’Ahellil du Gourara’’ – Mouloud Mammeri – Ed CNRPAH – 2003 p. 171

2 ‘’Ksour et Saints du Gourara’’ CNRPAH 2003 p. 42

Stage de tissage moderne : une avancée significative !

  • Il s’agit de la concrétisation du stage théorique ‘’Du Patrimoine à la Modernité’’ animé en mars 2012 par Kheir Eddine HASSAÎNE. Malheureusement seules 4 tisseuses participaient à ce stage, les nouvelles venues n’ayant été intégrées à l’atelier qu’en novembre 2012.

De ce fait une première réunion de mise au point a été nécessaire avant le démarrage du stage : Rappel des principes du tissage moderne. Différences essentielles entre tissage patrimonial et créations plus modernes. Une deuxième réunion a lieu, au milieu du stage : formation sur la symbolique des motifs et l’importance qu’il y a à ne pas trahir le patrimoine.
La 3 ème réunion est consacrée à l’évaluation du stage et à son impact sur les stagiaires. Fatiha assure fidèlement toutes les traductions.

  • Toutes les tisseuses ont donné leur accord pour travailler sans discontinuer de 8h à 14h les deux premières semaines, puis de 8h à 16h la dernière semaine, avec cependant interruption d’1 heure pour un repas de 13h à 14h.
  • Nous notons au cours de cette formation, un respect des horaires, une volonté de travail bien fait, une persévérance dans l’effort, une acceptation de la difficulté tout à fait remarquables. Les ‘’anciennes’’ n’hésitent jamais à ‘’secourir’’ les stagiaires, à les aider, les conseiller. Au total, une ambiance confiante, joyeuse mais extrêmement studieuse de bout en bout du stage.
    L’atelier en réunion... Entraide …
  • Résultat.  Six ‘’créations’’ sont réalisées et achevées à l’issue du stage
    • Zohra B – Crépuscule sur les Dunes
    • Fatima M – Soleil de Midi
    • Nawel M – Naissance dans le Ksar
    • Saïda K – Kesria (peigne de foggara)
    • Meriem C – Kesria (avec l’aide de Saida)
    • Fatima C – Maisons dans le Ksar (avec l’aide de Nawel)

    Reste encore sur le métier : Ruissellement d’eau dans le Ksar  de Aïcha C.
    Deux autres stagiaires, Karima B. et Zohra A. poursuivent la formation aux autres motifs traditionnels. Elles se sont beaucoup intéressé au tissage moderne et espèrent vivement être en mesure de participer au prochain stage de création. Les stagiaires ont pleinement conscience d’avoir contribué à faire ‘’évoluer’’ le tissage traditionnel. Elles en conçoivent une légitime fierté.

    Crépuscule sur les dunes
    Soleil de midi
    Naissance dans le ksar
    Kesria (peigne de foggara)
    Maisons dans le ksar
    Ruissellement d'eau dans le ksar
     

Stage de tissage ‘’Créations Modernes’’

Principes fondateurs du stage

Tenter de faire évoluer le tapis patrimonial est une entreprise difficile, périlleuse et risquée dans la mesure où elle n’offre que peu de repères aux tisserandes. Ces dernières doivent faire preuve d’un réel sens de l’esthétique et d’une connaissance des proportions. Elles doivent en outre suffisamment maîtriser leur patrimoine pour ne pas le trahir.
Voici quelques unes des pistes de réflexion que nous nous sommes fixées pour la réalisation des créations contemporaines.

Qu’est-ce qui différencie un tapis patrimonial d’une création contemporaine ?

Tapis Patrimonial

Création contemporaine

Polychromie

Monochromie (large fond monochrome – peu de couleurs)

Régularité – symétrie

Asymétrie – fantaisie

Abondance voire exubérance des motifs décoratifs

Grande sobriété des motifs décoratifs

Composition du tapis :

  • présence obligatoire de listels d’encadrement sur les deux côtés
  • marquage très net des chefs supérieurs et inférieurs du tapis

 

  • Absence de listels
  • Absence de chefs
  • Champ uniforme occupant la totalité de la surface du tapis

Cadre répétitif et figures imposées

Liberté d’expression – originalité – invention

Symbolique omniprésente de motifs qui se rattachent à une tradition ancestrale

Symbolique respectée mais très discrète

 

Cours de langue française.
Lors de la réunion préparatoire, une demande m’est formulée : nous voulons apprendre le français. Décision est prise de consacrer une heure quotidienne (13-14h) à apprendre des éléments de la langue orale, parlée, simple et surtout utile à de jeunes adultes.

  • Se présenter – dire son nom – demander son nom à quelqu’un
  • Dire quelle est sa nationalité
  • Dire où l’on habite, d’où l’on vient
  • Parler de sa famille (nombre d’enfants, frères et sœurs) et compter jusqu’à 50…
  • Parler de son métier
  • Exprimer les couleurs (clair – foncé)
  • Dire les jours de la semaine, les mois de l’année et donner un rendez-vous
  • Dire ce que l’on aime beaucoup.. un peu.. etc

Dès le deuxième jour, la plupart des stagiaires demandent  un cahier. Elles veulent écrire tout ce qu’elles apprennent pour réviser leurs leçons à la maison. Pourtant, deux sur 9 seulement ont apparemment, achevé leur cycle primaire. Une seule est allée au delà du Brevet Élémentaire – les autres ont fréquenté l’école pendant 1 ou 2 années, voire pas du tout. Trois sont totalement analphabètes. Mais, toutes se sont données corps et âme à cet apprentissage délibérément voulu comme ‘’une école de l’égalité’’. (Elles devaient enseigner l’arabe à leur formatrice)
Ces moments d’échanges,, de rencontre, d’enseignement partagé ont ‘’cimenté’’ une complicité, une confiance et une découverte humaine mutuelles qui ont grandement contribué au climat extraordinairement chaleureux de ces journées de stage. Rendez-vous est pris pour octobre prochain ! Pour une poursuite des cours…

Juin 2013

Un chef d'oeuvre vient de voir le jour à l'atelier de tissage-teinture Tigurarin

Il a été tissé par Zohra B. et Fatima M., 2 maitresses artisanes de l'atelier en pure laine et teintures naturelles. Ce tapis de 4,67 m sur 1,50 m porte le nom de l'atelier, TIGURARIN. 2 mois de travail ont été nécessaires pour sa réalisation. Il est destiné à orner le salon d'un palais sur les hauteurs d'Alger. Il s'agit de la reproduction fidèle d'un très ancien dokkali de Timimoun, propriété du Musée National des Arts et Traditions Populaires d'Alger

Octobre - Novembre 2013

Les ateliers

L'atelier Tigurarin compte à ce jour 17 tisserandes

  • À Timimoun 12 tisserandes
    • 6 formatrices : Zohra B., Fatima M., Nawel M., Saïda K., Aïcha C. et Fatima C.
    • 6 stagiaires en cours de formation : Zohra A., Mabrouka B., Naouia R., Khadidja A., Fatiha A. et Meriem C.
  • À Tinjillet 2 tisserandes : Fatima B. et Mabrouka H.
  • 3 tisserandes associées : Hadda M., Fatima F. et Kheira L.

L'atelier Ayadi Adahabyia accueille 15 jeunes femmes

  • 11 à Timimoun : Fatima C. (responsable), Mabrouka B. et Khadidja A. (monitrices), Khadidja A., Saïda M., Djemaa B., Rokya B., Yamina B., Aïcha T., Fatima D. et Aïcha B. (artisanes)
  • 4 à T'Mana : Mabrouka D., Messaouda H., Djemaa D. et Fatima L.

Les stages

Du 17 octobre au 6 novembre un stage de tissage patrimonial avec 6 tisseuses animé par Fatiha, Marie-Claire et Jean-Pierre

Du 2 au 18 novembre un stage de couture - broderie - artisanat animé par Fabienne Frambourg et Karin Schreck

Du 4 au 18 novembre un stage de teinture végétale animé par Karin Schreck auquel ont participé 2 jeunes femmes de Charouine (Fatima et Aïcha D.)

Les réalisations

  • 3 nouveaux tapis à l'atelier Tigurarin
  • De nouveaux objets d'artisanat à l'atelier Ayadi Adahabyia
    Des mètres-rubans brodés
    Des coeurs brodés et non brodés
    Des sacs
    Des animaux pour une crèche
    Des fleurs
  • 24 couleurs dont 9 nouvelles nuances lors du stage de teinture
  • Bilans financiers (Tigurarin et Ayadi Adahabyia), formation à la tenue des comptes (Fatima C.)
  • Cours de langue française pour les tisserandes et pour Fatima C.
  • Expositions :
    • Hôtel Ksar Massine le 24 octobre
    • Du 7 au 16 novembre salon des expositions Safex à Alger (Hocine Kadiri)
  • Médias : 3 articles de presse parus durant le séjour et 2 reportages télévisés (l'un à Ksar Massine et l'autre au salon Safex à Alger)
  • Accueil d'une classe de 5ème année d'école primaire de Lahmar dans les 3 ateliers
    (pour éviter toute mauvaise utilisation de ces photos d'enfants, elles ne s'agrandissent pas)
  • Une journée d'excursion à Guentour pour les stagiaires de teinture végétale
  • En clôture, une cérémonie officielle de distribution des diplômes et attestations de stage présidée par M. Mimouni, directeur de la Chambre d'Artisanat et des Métiers d'Adrar
  • A Alger, visite du palais dans lequel est présenté le Dokkali de Timimoun

Les travaux

  • L'auvent de l'atelier de teinture qui a beaucoup souffert des intempéries a nécessité une remise en état. Il est à présent beaucoup plus solide et offre maintenant une meilleur protection contre le soleil pour les teinturières.
  • Pour l'atelier Ayadi Adahabyia, 3 armoires semi-vitrées en bois ont été commandées à un menuisier local et seront livrées en décembre. Elle permettront de stocker les objets finis et d'exposer dans la partie vitrée un aperçu de l'artisanat de l'atelier. L'atelier disposera donc d'un espace fonctionnel pour l'exposition des objets et l'accueil des clients.

Février - Mars 2014

Apprentissage de la tapisserie d'art à l'atelier Tigurarin

Du lundi 17 février au mardi 4 mars 2014 a eu lieu à l’atelier de tissage Tigurarin un stage d’une portée tout à fait exceptionnelle.
Dirigée par Khadija SEDDIKI, artiste peintre, mais aussi licière, la formation s’est adressée aux 11 tisseuses (6 professionnelles et 5 stagiaires) travaillant actuellement à l’atelier.
Une démarche nouvelle, des techniques inédites, une autre façon de tisser, tel était le menu de ce "voyage professionnel’’ qui a rencontré une totale adhésion de la part des tisseuses.
 
Véritable "couronnement" d’une formation intensive de 7 années,- essentiellement consacrée à la réappropriation du patrimoine ancien de Timimoun et du Gourara -, ce stage, comme l’indique l’intitulé "Du patrimoine ancestral à la création contemporaine" se fixait pour objectif de faire émerger les talents de créatrices des tisserandes de l’atelier, tout en leur apprenant les techniques, très spécifiques, non plus du tapis, mais de la tapisserie d’art.
 
Pour y parvenir, Khadija a décidé de passer par des étapes clairement définies.
On commence par réfléchir, collectivement à l’environnement, aux signes distinctifs du patrimoine, aux couleurs, aux formes particulières au Désert. De là devra venir l’inspiration.
Puis on consacre de longues heures à réaliser des dessins et croquis "spontanés’’ au pastel, sans aucun modèle. Chaque stagiaire en réalisera au moins trois, voire davantage.
Suivront de riches moments d’échanges, de parole libre, où les tisseuses s’exprimeront sur le sens qu’elles donnent à leurs travaux, dont certains sont étonnamment élaborés.
Khadija invite chaque tisseuse à faire un choix parmi les dessins réalisés et à leur donner un nom.
Une fois les chaines montées, le dessin sera agrandi, reproduit sur un calque puis sur les fils de chaine, enfin fixé – comme rappel  - sur l’ensouple supérieure du métier à côté de la ‘’palette des couleurs’’.
Dix jours vont être intensément consacrés à un travail minutieux, précis, rigoureux ; dix jours où le dessin de départ se construit, se transforme, évolue, jusqu’à, - dans l’un ou l’autre cas -, changer complètement, à mesure que l’intuition créatrice, conjuguée aux conseils de Khadija, s’affine, se précise, s’approfondit.
Nous avons vécu, toutes ensembles, des moments d’une rare intensité, où se sont mêlés les fous rires, la méditation, la prière psalmodiée (lors du décrochage de chaque "œuvre’’).
Le résultat est sans doute inégal, mais certaines tapisseries sont d’authentiques œuvres d’Art, conjuguant le chatoiement des teintures naturelles, (merci Karin), le métissage des laines (les tisseuses ont appris à ‘’chiner’’ les laines et à "dégrader’’ les couleurs), la perfection des finitions.
Un stage qui fera date dans le cycle de formation de l’atelier Tigurarin.
Les 13 tapisseries seront exposées pour la première fois au Badhüs, à Kaysersberg, lors de notre Expo-Vente de Printemps, du 3 au 9 juin 2014.

Khadija
Quelques dessins
Dessin et palette des couleurs
Palmier dans le désert
Femme libre
Lumière de l'oeil
Entre erg et reg, Timimoun la Rouge
Traces dans le désert
Entre mer et ciel
Femmes
Semence de vie
Maison du bonheur
Porte de Timimoun
Foggara
Envol d'oiseaux sur Timimoun
Fibule

 

Stage de couture à l'atelier Ayadi Adahabyia

Du lundi 10 au jeudi 20 février, c’est branle-bas de combat aux ateliers de couture-broderie-tricot-artisanat Ayadi Adahabyia. Dix jours pour acquérir des gestes nouveaux, pour s’initier à la coupe, puis à la confection soignée de châles de mariage brodés, de sarouals et de gilets sans manches pour femmes, de tuniques légères aux encolures élégamment découpées.
C’est à Fatima DURAND, membre de TUS Alsace Algérie, qu’est dévolue la direction de ce stage court mais ô combien intense.

L’évaluation, en fin de formation met en lumière la grande satisfaction des stagiaires ainsi que celle de leurs trois monitrices : ‘’nous avons appris à faire les boutonnières ; nous avons découvert le ‘’point tailleur’’ ; Fatima nous a enseigné comment doubler un vêtement ; elle nous a appris à couper le tissu en fonction de tailles diverses (du 38 au 44) ; elle nous a appris à faire des patrons’’

Fatima est arabophone, ce qui a grandement contribué au succès de ce stage qui a permis à l’atelier de faire un réel pas en avant, de diversifier les productions, d’améliorer les finitions. A l’unanimité on se prononce pour un nouveau stage de couture avec Fatima, l’année prochaine. Il va falloir, maintenant, ‘’digérer ‘’, mettre en pratique, consolider les apprentissages nouveaux et voir… si la clientèle apprécie !

2 ensembles saroual et gilet

Novembre - décembre 2014

Les ateliers

À l'atelier Tigurarin

Une réflexion a ét menée pour la réalisation de nouveaux tapis qui seront réalisés dans les semaines suivantes

À l'atelier Ayadi Adahabyia

Des corbeilles en tissu avec ou sans broderies ont été réalisées ainsi que de nouveaux mètres-rubans, le tout avec des motifs plus ethniques

Décembre 2014 et Janvier 2015

Déménagement et emménagement dans les locaux provisoires

Grâce à Hocine Kadiri, voici quelques ‘’images’’ du déménagement et de l’installation des métiers à tisser dans le nouvel espace.
Ce dernier, bien que beaucoup plus exigu que les locaux que nous quittons, est propre et relativement bien éclairé.
Seuls 7 métiers  sur 13 y ont trouvé place ; les autres attendent l’inauguration de l’atelier définitif dans le quartier tout proche des 60 logements.

Déménagement du stock et du matériel
On enlève la plaque del'atelier
Dernier acte : la plaque de l'atelier rejoint le camion
Le pick-up emporte le déménagement

Après le déménagement voici quelques images des locaux provisoires où 7 métiers ont pu être installés

Les travaux de construction

La location ‘’Rue Abdelkader Ziadi’’ nous étant définitivement retirée au 31 décembre 2014 (avec néanmoins une aimable prolongation gratuite jusqu’au 15 janvier 2015), décision est prise entre nos deux associations (ADEA – TUSAA) de procéder à la construction des deux ateliers. 
Aménagée dès 2009 en atelier de teinture, la terrasse du 1er étage de l’immeuble des 60 logements (voir photo ci-jointe) est en pleine transformation. Elle abritera, une fois terminée, un grand atelier de tissage, la salle de stockage des laines, de nouvelles toilettes et un bureau.
Sont d’ores et déjà réalisées :

  • La construction des piliers de soutènement pour la dalle
  • La surélévation  des murs extérieurs.
    Ancien atelier de teinture
    Coffrage d'un pilier
    Construction d'un mur extérieur
    Piliers décoffrés

La dernière semaine de janvier et la  1ère semaine de février seront consacrées à la pose du coffrage de la dalle de béton, puis au coulage de la dalle elle-même

Le coffrage de la dalle est posé


Ensuite interviendront la construction de l’escalier qui mènera au 2ième étage, lieu du futur atelier de teinture.

Vie de l’atelier Tigurarin – Décembre 2014 –Janvier 2015

Dans la sphère du tissage, trois nouveaux venus et un quatrième, actuellement sur le métier.
Au cours de la mission associative de Novembre 2014, parmi les objectifs figurait une réflexion, au sein de l’atelier Tigurarin, sur la nécessaire poursuite, tant dans le domaine de la création que dans la reproduction de modèles Berbères anciens.
Les quatre modèles qui suivent en sont la concrétisation.

  1. Agham Akbou – une création singulière, réalisée par Meriem et Aïcha Chelkhi à partir d’un ancien modèle de tapis ‘’boucharouette’’ (Tapis réalisé à partir de lanières de tissus). Difficile néanmoins de reconnaître le modèle, tant celui-ci a été transformé par les deux créatrices. Rien de semblable, ni les couleurs, ni les formes. Une œuvre d’art presque spontanée, où Meriem et Aïcha ont donné libre cours à leur imagination. Une œuvre forte, dense et d’une grande inventivité.
  2. Enfantement - Création prise en charge par Nawel Mellas, cette très belle pièce est une ‘’modernisation’’ d’un tapis Berbère ancien infiniment plus chargé, dont seuls demeurent ici les motifs fondamentaux porteurs de signification.
    Tous les motifs convergent vers un message : celui de l’accouchement.
  3. Avenir - Ce tapis, créé par Aïcha et Meriem Chelkhi  est une variante, en plus sobre, du tapis ‘’Enfantement’’
  4. Guentour - A peine visible sur le métier, ‘’Guentour’’ sera, une fois achevé, la reproduction intégrale du tryptique - Tasfaout – Semjen – Ouled Aïssa (voir catalogue)
    Pour mémoire, il s’agit à l’origine, d’un ancien bât de chameau, retrouvé dans la région de Guentour.

    Faut-il le rappeler ? Ces nouvelles pièces ont été réalisées au sein de l’atelier, sans autre aide extérieure que la réflexion conduite en commun et l’œil vigilant de Fatiha Kadiri.

Présentation officielle lors de l’Exposition de Kaysersberg en mai 2015.

Février - Mars 2015

Mission associative du 5 février au 23 mars 2015  (JP et MC Radigue)
Essentiellement dédiée à six objectifs

Vie des ateliers

Après une année 2014 particulièrement ‘’creuse’’ (très peu de ventes sur place), les deux ateliers TIGURARIN ET Ayadi Adahabyia ont repris un rythme de croisière encourageant en février-mars 2015.
Du côté de la couture-broderie (Timimoun – T’mana – Tinjillet) Fatima Chettouf accueille de plus en plus de clients. La production se diversifie et la qualité du travail est au rendez-vous.
L’atelier de broderie de T ‘mana a repris du service et réalise à présent de superbes ensembles (nappes et serviettes brodées)

   
Un tablier
 
Une nappe blanche (T'Mana)
 
Un ensemble pantalon tunique

Une enseigne a été commandée par TUSAA et fixée à l’extérieur de l’atelier

Du côté du pôle tissage-teinture, l’atelier a vécu un début de printemps fructueux

Pour répondre à certaines commandes urgentes, l’atelier travaille deux jours par semaine de 8h à 17h.
Actuellement ne travaillent dans le local provisoire, loué de décembre 2014 à juin 2015 que les 8 maîtresses artisanes, auxquelles il faut ajouter les 2 tisseuses de l’atelier annexe de Tinjillet et une tisseuse associée (travail à domicile). Donc 11 au total.
Tigurarin accueillera à nouveau de jeunes stagiaires dès que le nouvel atelier sera ouvert, fin septembre 2015.

Dans les deux ateliers, une ambiance de travail joyeuse mais très studieuse !

Chantier de construction des ateliers de tissage-teinture naturelle Tigurarin
 
Désormais sur le même site, dans le quartier des 60 logements, tout près du Centre Ville, les deux ateliers offriront aux tisserandes –teinturières un espace beaucoup plus fonctionnel  et surtout désormais gratuit et pérenne.
Les travaux d’extension (1er et 2ème étage) ont démarré fin décembre et doivent être terminés fin juin 2015.
Fin avril 2015. Sont terminés le gros œuvre (murs extérieurs – escaliers intérieurs – dalle), l’électricité, la pose des portesfenêtres – puits de lumière – le crépissage des murs intérieurs ;
Reste (en mai-juin) à ouvrir une porte sur l’extérieur, construire un escalier pour l’accès des visiteurs et des tisseuses, la peinture, la pose des carrelages (sol et murs)
Déménagement et emménagement prévu avant la période de Ramadan (avant le 17 juin). L’inauguration se fera en septembre.

 

Mise en culture des plantes tinctoriales

Chantier en plein essor…
A Tinjillet, la culture de la garance se poursuit, chez Mr Bahmi. A El Ouajda, une récolte importante est prévue cette année chez Khadija, et chez Mme Chettouf.
Dans ce Ksar, à 17 km de Timimoun, cinq agricultrices sont concernées au total. Deux autres, à T’mana, se sont mises sur les rangs également.
Deux réunions de travail ont eu lieu avec le Centre de Formation Agricole de Timimoun, où des ‘’carrés’’ sont préparés pour accueillir dès octobre 2015 (saison des plantations) – l’indigo – le mil bicolore – la gaude – la garance. Une pépinière de plantes tinctoriales y sera créée et une formation spécifique à la culture – récolte et vente démarrera dès l’automne.

 

Septembre 2015

A l’atelier de tissage-teinture Tigurarin, une rentrée pas comme les autres ! En effet, le groupe des tisseuses qui compte au 1er septembre 2015 douze professionnelles (dont trois travaillant à domicile dans les Ksour) a emménagé dans les nouveaux locaux.
Dimanche 6 septembre

Nettoyage – rangement – inventaire de ce qui leur manque – et montage des chaînes.

Lundi 7 septembre

Cité Sidi Bouamama n° 60
Quartier des 60 logements

Et bien sûr, la participation des ateliers de couture broderie à toutes les Expositions prévues par ailleurs par TUSAA et l’ADEA.

Mission octobre 2015

Plantes tinctoriales

Le 1er octobre 2015, dans le cadre de la journée nationale de l’agriculture, l’Institut de Formation Agricole de Timimoun, a organisé  une grande exposition de ses différentes activités, en présence de nombreux officiels de diverses instances régionales et économiques.
 L’atelier Tigurarin, invité par la Directrice de l’établissement Mme Hamida Goucem et représenté par Fatiha et Hocine Kadiri, Marie-Claire Radigue et Colette Hinterlang, a exposé des tapis et surtout illustré toute la chaîne « De la plante au tapis » : la plante, la laine naturelle, les teintures végétales, les modèles patrimoniaux et contemporains, et enfin les tapis.
Les professeurs ingénieurs agronomes et M-Claire ont symboliquement planté la garance apportée d’Alsace, concrétisant ainsi le projet de la Direction de faire de cet  Institut Agricole Spécialisé une pépinière de plantes tinctoriales. La collaboration étroite avec TUSAA est désormais sur les rails.

Première plantation de garance à l'ITMAS
Hamida Goussem accueille le chef de la Daïra
Exposition de la plante au tapis

Atelier Tigurarin

Depuis le 1er septembre 2015, à la fin des congés d’été, les tisserandes se sont approprié leur nouvel atelier, qui manifestement leur plaît beaucoup. Sa construction fonctionnelle et le grand espace lumineux de la salle de tissage facilitent leur travail et leur offrent un lieu de convivialité où s’échangent  rigueurs de la technique et joie de vivre. Toutes ensemble remercient très chaleureusement TUSAA de leur avoir permis de quitter leur petit atelier sombre pour  travailler là dans de si bonnes conditions.

Le nouvel atelier Salle de tissage
Les laines
L'espace teinture sur la terrasse


En revanche, dans le domaine de la Teinture végétale, le groupe dit ne pas se sentir suffisamment autonome pour procéder à certaines teintures sans la présence de Fatiha. Or Fatiha, aimerait pouvoir se libérer davantage.
Il serait - par conséquent, important, de prévoir un stage de teinture avec Karin, destiné à former 4-5 maîtresses teinturières capables – en toute autonomie – de diriger – seules – les sessions de teinture végétale (Saïda Kh. – Fatima M. – Fatiha A. – Meriem et Aïcha C.)

El Arbi
Formation : finition des franges
Sidi Moussa
Ruissellement
Nouvelle production : Gouttes d'eau

Atelier Ayadi Adahabyia

La Présidente M.Claire Radigue et la dynamique responsable de l’atelier Fatima Chettouf ont conduit une réunion avec les couturières /brodeuses. Le bilan de leur production –toujours à parfaire cependant-  et de la vente des objets est très positif. Le dépôt-vente à la Caritas d’Alger permet à la fois de vendre chèches, vêtements, broderies, nappes etc. et aussi de répondre à de nouvelles demandes (couffins garnis de tissu ; objets de Noël ; habits traditionnels d’enfants …)

Réunion de travail
Couffin garni de tissu


Le groupe des couturières souhaiterait bénéficier d’un stage de coupe au printemps prochain, dans la mesure où seule Fatima C., responsable, a été formée précédemment dans ce domaine.

Décembre 2015

La CAM (Chambre d'Artisanat et des Métiers) de Ghardaïa a décerné un estampillage à 3 tapis de notre collection. Pour obtenir cet estampillage il y a des critères :

- Tapis pure laine/coton (absence de synthétique)

- Grande qualité du tissage

- Teinture naturelle

Les 3 tapis estampillés sont :

- Soleil couchant (création)

- Ksar Tahtaït (patrimoine du Gourara)

- Ksar Kaddour (tapis nomade)

Soleil couchant

Ksar Tahtaït

Ksar Kaddour

Février - Mars 2016

Une mission essentiellement consacrée à l’organisation de trois stages de Formation de Formatrices, à la signature d’une UDC (Unité de Développement Communautaire) avec le Rotary d’Alger la Blanche, à la signature d’une convention de Partenariat avec la Caritas d’Alger, enfin, à l’aménagement intérieur des nouveaux ateliers
de Tissage Teinture.

A. Stage de Teinture Végétale -12 stagiaires

Destiné à rendre capables 4 ou 5 teinturières, parmi le groupe des ‘’anciennes’’, de diriger les futures sessions de teinture, en pleine autonomie, de former les nouvelles stagiaires, et éventuellement,  de diriger des sessions de formation à l’extérieur.
Outre Fatiha Kadiri, responsable de l’atelier,  quatre tisseuses se sont vu remettre un diplôme de compétence, en qualité de monitrices, à savoir Saïda Khanfsi, Fatima Madi, Nawel Mellas, Fatiha Aslafi.
Le stage dirigé par Karin Schreck a, en outre, été l’occasion de préciser pour l’ensemble du groupe, un certain nombre de gestes, de connaissances, de savoir faire encore fragiles (pesée, traitement de l’indigo), de découvrir des recettes inédites à partir de pigments nouveaux (fleur de coton, dodonea visqueuse, fanes de carotte, tamaris), de tester des mélanges de pigments, et de se familiariser avec la cuve d’indigo naturelle.
Une avancée spectaculaire en termes d’autonomie. Désormais ce sont les 4 monitrices teinturières qui prévoient et concrétisent les achats de bouteilles de gaz.
Un stage – (le 4ème) très riche à tous égards

Palette des couleurs
Karin en pleine explication
Diplôme des teinturières
Bonheur du travail accompli : chants et danses

Et pour preuve de l’efficacité de la formation, fin Avril, une session de teinture a eu lieu, au cours de laquelle la cuve d’indigo naturelle a été réalisée, en pleine autonomie et avec succès ! Merci à Karin !

B. Stage de Coupe – Finitions – 12 stagiaires

La formation, conduite par Sylviane Boyer, professeur de couture honoraire, est ouverte à 8 couturières de l’atelier Ayadi Adahabyia, à 2 monitrices de la Caritas (Djamila venue d’Oran, et Sr Pauline de Timimoun), enfin, à 2 monitrices de l’ADEAFA (Zohra et Soumia)
Dès le départ, les exigences sont affichées

Objectif : rendre les stagiaires capables de

Remise de 12 diplômes de compétence variable

Un stage qui a marqué un tournant dans la vie, les programmes de travail, les réalisations au sein de l’atelier Ayadi Adahabyia. Un stage, reconnu par toutes les bénéficiaires, comme d’un intérêt tout particulier, notamment pour les monitrices qui, toutes, affichent leur volonté de transmettre les savoirs et savoir faire acquis.
Pour preuve de l’efficacité de la formation, dès le départ de Sylviane Boyer, toutes les couturières de l’atelier ont pris la décision de refaire – seules – une robe fillette et un pyjama.

Robe fillette
Pyjama
Sylviane au travail
Diplôme des couturières

C. Stage de tissage

Trois semaines d’un travail acharné conduit par Fatiha Kadiri et M-Claire Radigue– la plupart des tisseuses restent à l’atelier 5 jours sur 6 et de 8h à 18h – sont consacrées à la réalisation en interne (et sans aide d’une formatrice extérieure) de 7 modèles nouveaux.


Il s’agit de créer des tableaux impressionnistes, dont le dénominateur commun est double

 

Meriem réalisera "Rêve", un tapis tableau tout en profondeur, en émotion contenue, en discrétion des motifs
Fatiha, quant à elle, choisit un modèle infiniment plus "charnel" : "Fusion"


 

Minaret au clair de lune
Tamentit (terminé après la fin du stage)

 

Parallèlement, de longs moments ont été consacrés à l’apprentissage du repassage des tapis, indispensable pour les tapis ‘’tableau’’ ou tapisseries d’art destinés à être suspendus. A noter que le ‘’repassage’’ n’existe pas dans les familles des Ksour, dont sont issues toutes les tisseuses.


Aïcha, Fatima Madi, Meriem Ben Salem, Nawel n’ayant pu participer au stage, se rattraperont l’hiver prochain (décembre 2016) et réaliseront, elles aussi, un modèle inédit.
A ce jour, nous avons passé la barre des 100 modèles !

D. Ateliers de Tissage – Teinture – De nouveaux aménagements intérieurs

Si la construction des nouveaux ateliers a été terminée dans les temps, permettant le déménagement et l’installation des métiers et de l’ensemble du matériel disponible, un certain nombre d’aménagements et de finitions intérieures restaient en suspens.
Jean-Pierre s’est mis à la tâche

E. Notre partenariat avec le Rotary d’Alger la Blanche. Soirée festive et signature d’une UDC.

Une coopération et des liens d’amitié d’une grande fidélité lient le Rotary d’Alger la Blanche avec TUSAA et l’ADEAFA depuis huit ans.
Pour mémoire, un projet important a rassemblé de 2008 à 2010 les Clubs Rotariens de Sélestat Centre Alsace, Ensisheim, Molsheim, Nancy Majorelle, et le Club ‘’porteur’’ – Alger la Blanche d’une part, TUSAA d’autre part. Ensemble, nous avions rassemblé les fonds nécessaires pour une dotation d’équipement au bénéfice de notre association partenaire, l’ADEAFA : climatiseurs – mobilier pour la crèche – ordinateurs – bibliothèque pour les adolescents et jeunes enfants.
Depuis, les liens d’amitié ont perduré et de fréquente rencontres ont eu lieu à Alger et ailleurs, notamment dans le cadre du soutien à la réhabilitation de la foggara Ifli Amokrane.
2015- A l’instigation de son président actuel, le docteur Lamine Benia, le club, décide de ‘’parrainer’’ nos projets de coopération au bénéfice du Développement de la femme.
On nous propose d’entrer dans une démarche d’UDC (Unité de Développement Communautaire).

Dans ce cadre, le Rotary d’Alger la Blanche envisage d’encourager et soutenir nos projets, dans la totalité de ses pôles (Tissage – Teinture Naturelle – Culture des Plantes tinctoriales – Couture – Broderie – Artisanat) .
Premiers gestes, premiers ‘’Dons’’ – c’est le Rotary qui a fait imprimer les diplômes de fin de stage (stage de teinture – stage de couture-coupe) – lors de leur séjour, les Rotariens commandent 7 tapis de grande taille et font de très importantes emplettes à Ayadi Adahabyia.
La suite ? Nous réfléchissons à l’éventualité d’une grande Exposition des Tapis à l’hôtel Aurassi d’Alger en 2017 – Exposition sous le double signe de la ‘’Tradition’’ et de la ‘’Modernité’’. Thème :
‘’Comment, à l’atelier Tigurarin de Timimoun, se fécondent mutuellement le tapis ancestral et la création d’art contemporaine’’
Pour sceller cette UDC, 20 membres du Rotary  ont fait le voyage jusqu’à Timimoun : visites guidées dans les ateliers, explications, réponses aux questions, achats, commandes (nombreuses) et pour clore le tout, nos deux associations (ADEAFA/TUSAA) concoctent une soirée festive autour d’un couscous traditionnel du Gourara.
Nous fêtons ensemble avec nos amis d’Alger et de Timimoun (49 invités au total) nos dix années de coopération et d’amitié.

Et, cerise sur le gâteau… nous avons la joie de découvrir Moussa Selkh  (chanteur et instrumentiste), et son groupe de jeunes musiciens. Parmi toutes les rencontres nouvelles de ce printemps 2016, Moussa, merveilleux interprète, reste certainement la plus belle, celle qui nous marquera pour les années à venir. Merci Moussa !

F ‘’Tricots solidaires’’

Parmi ses nombreuses actions au bénéfice des enfants, l’ADEAFA offre chaque année des vêtements chauds aux petits orphelins de l’hôpital de Timimoun. Elle organise, en outre, des cérémonies de circoncision pour les familles les plus démunies ; à cette occasion, des cadeaux sous forme de vêtements sont offerts aux parents.
En appui à son association amie et partenaire, TUSAA a fait appel à des ‘’tricoteuses solidaires’’ en Alsace….
Voici l’un des résultats de travaux d’aiguille remis à l’ADEAFA en mars 2016 ; c’est le deuxième don de vêtements bébé et jeunes enfants.
Et ce n’est pas fini… Merci, à elles, du fond du cœur.

 

G ‘’Merveilleuses promenades au Gourara’’

Février - Mars 2016 - temps fort s’il en est pour le travail ! Mais temps fort aussi pour aller à la rencontre de ce Désert enchanteur…. C’est tout le bonheur qu’ont vécu Karin et Sylviane, J-Pierre et M-Claire, entre deux sessions de formation…

Talmine, au cœur du Grand Erg, dans les chaudes et blondes dunes de sable, accueillis avec une incroyable chaleur humaine, une gentillesse, une générosité de cœur à l’égard de ‘’l’étranger’’ que l’on voit pour la première fois. Quelle leçon de vie !

Le grand Erg occidental
Repos dans la palmeraie
La palmeraie
Cérémonie du thé
En route vers le puits
Le puits
Le repas

La Rose des Sables, chez Mazouz, un ami dont la fidélité ne s’est jamais démentie depuis de longues année. Promenade dans son ‘’havre de paix’’ et regard émerveillé sur la Sebkha…

L'entrée
Vue sur la sebkha
Le jardin
Le bassin
Mahmoud avec Karin et Sylviane

Tigourarin - la nuit - chez Brahim Selkh, dans sa maison d’hôte d’une exceptionnelle beauté - où le soin et l’attention apportée aux amis et visiteurs sont exemplaires.

La khaima
Le thé

Tiliouine, petit Ksar, à quelques 30 Kms de Timimoun, où le repos à l’ombre des jeunes palmiers agrémenté de dattes et de thé est si bienfaisante.

Accueil
Le thé
Repos
JP et l'imam

El Kef, village tout près de Badriane, où nous tentons d’obtenir quelques renseignements sur la tradition tapissière, aujourd’hui disparue.

Le village
Echanges
Jeu d'enfants

AVRIL - MAI 2016

I - Estampillage de Tapis   
Depuis le retour de mission (17 mars 2016), les ateliers fonctionnent à plein régime. Voici quelques belles nouvelles !..

Invitées par la CAM d’ADRAR (chambre d’artisanat et des métiers), deux tisseuses de Tigurarin,  Nawel et Aïcha ont participé pendant 3 jours au Festival International du Tapis à Ghardaïa, où elles ont présenté leurs tapis (créations et Patrimoine) en teintures naturelles.

Pas de vente mais 5 tapis ont reçu un  estampillage officiel (distinction relativement rare et difficile à obtenir)

Lalla Hidja

Echelle de Fatis à 2 branches

Sidi Moussa

Ighzer

Lichta

Rappel – 3 Tapis avaient déjà été estampillés (et très vite vendus), lors d’un passage de la CAM de Ghardaïa à Adrar, en décembre 2015 (Soleil couchant, Ksar Tahtaït et Ksar Kaddour)


II - Montée en puissance de l’atelier Tigurarin

A Timimoun, dans l’atelier principal, deux nouvelles stagiaires, toutes deux particulièrement prometteuses arrivées en mars 2016

  • Zohra Chelkhi
  • Meriem Chelkhi ben Salem

L’atelier annexe de Tinjillet s’est adjoint, courant Avril 2016, deux nouvelles stagiaires

  • Kheira Bahmi
  • Fatiha Hadji

un métier à tisser supplémentaire a été prêté et acheminé sur place, à Tinjillet 

Tigurarin compte actuellement un total de 15 artisanes.

  • Site de Timimoun :  9 tisseuses –teinturières dont
  • 4 monitrices
  • 3 artisanes
  • 2 stagiaires
  • sites de Tinjillet – Ouled Saïd – Hadj Guelmane :  6 tisseuses-teinturières ‘’associées’’, travaillent à domicile dont
  • 4 monitrices
  • 2 stagiaires

NB : Ateliers sous la direction de Fatiha Kadiri, monitrice en teinture végétale

III -  Situation des ateliers ‘’Ayadi Adahabyia’’ – ‘’Les Mains d’Or’’
            Total de 17 artisanes

  • Site de Timimoun :   10 couturières – brodeuses – artisanes dont
  • 3 monitrices
  • 7 artisanes
  • Site de Tinjillet :   5 tricoteuses
  • Site de T’mana :  2 brodeuses

IV - Derniers évènements

  • Organisation à Timimoun, par la CARITAS d’Alger, d’une session de formation au bénéfice des artisanes du Gourara (Tigurarin, Ayadi Adahabyia, Caritas)

Thème : « Dispositifs d’appui à la Création d’activités et à la gestion d’un atelier ».

Difficile pour les jeunes artisanes de Timimoun de se rendre à Alger, à 1300kms (18h de Bus) pour y participer à des sessions de formation !
Sensibles à cette difficulté, les responsables de la Caritas d’Alger ont donc décidé d’organiser une session de formation à Timimoun, occasion pour eux d’aller à la découverte du désert, mais aussi et surtout à la rencontre des tisseuses - teinturières - couturières et brodeuses qu’ils ne connaissaient jusque là que par des conversations téléphoniques… Rien de tel que d’avoir en face de soi, un vrai visage, un sourire, la marque du bonheur et de la gratitude !
Car, la session de formation  - d’une durée de 3 jours - dédiée à la connaissance approfondie des ‘’dispositifs d’appui à la création d’activités artisanales’’, organisée, conduite et animée de ‘’mains de maître’’, s’est révélée une très grande réussite : exposés d’une remarquable clarté - échanges ouverts et nourris entre formateurs et stagiaires, rencontres humaines particulièrement prometteuses pour l’avenir des ateliers Tigurarin et Ayadi Adahabyia.
Grand Merci pour cette initiative dont la remarquable efficacité (de l’avis unanime des stagiaires) mérite d’être chaleureusement applaudie !

 

  •  Exposition, dans la Casbah d’Alger, à l’initiative de Leila Assas, de tapis Tigurarin, dans le cadre des activités culturelles de l’Association Babzman. (fin avril)
  • Exposition vente à l’Hôtel Djezaïr  (ex St George) à Alger, à l’initiative de la Caritas d’Alger. Étaient, bien sûr, représentées les productions de nos deux ateliers. Du 15 au 24 avril 2016
  • Obtention de 8 cartes d’artisanes (CAM d’ADRAR) (avril 2016) pour les
  • 3 monitrices des ateliers de couture
  • 5 monitrices de l’atelier Tigurarin
  •  Préparation d’une Convention de Partenariat entre TUSAA / ADEAFA  et la CARITAS d’Alger.
  • Session de Teinture végétale à Tigurarin

50kg de laine ont été teintées sous la direction exclusive des monitrices
Durée deux semaines – mai 2016.
La cuve d’indigo naturelle, apprise au cours du stage de février a été conduite en pleine autonomie.

  • Samedi 7 mai – Vente privée à Hydra par la Caritas. Nos produits étaient présents.
  • Samedi 21 mai – Exposition Vente de la Caritas à l’Hôtel Hilton d’Alger, avec l’aide de l’AFDA (Association des Femmes de Diplomates en Algérie)
  • Samedi 28 mai-  Grande kermesse de la Caritas à El Biar (Chemin d’Hydra)-, événement qui, chaque année, marque la fin des activités avant les vacances d’été et la fermeture des ‘’magasins’’.

   V - Calendrier

  • Fermeture de tous les ateliers à Timimoun:  5 juin 2016 (Ramadan puis vacances d’été)
  • Réouverture de Tigurarin : 15 août 2016
  • Réouverture des ateliers Ayadi Adahabyia : 1er septembre

JUIN 2016

Fermeture de l’atelier  -  5 juin 2016  (Ramadan puis vacances)
Réouverture                 -  1er septembre 2016

Mais avant… quelques bonnes nouvelles

  • Embauche - fin mai  - d’une nouvelle stagiaire : Fatima Siafa de la Zaouïa de Sidi el Hadj Belkacem
  • Un don particulièrement apprécié

    Deux  ‘’Centrales vapeur’’ viennent d’arriver, comme deux ‘’bénédictions’’ dans les ateliers de tissage ‘’Tigurarin’’ et ‘’Ayadi Adahabyia’’  (couture-broderie). Un beau cadeau du Club Inner Wheel’’ Alger !
    Créé en 1999, grâce à la présidente fondatrice Zidji Aouabed, c’est l’un des tous premiers clubs Inner Wheel fonctionnant, dont un à Tizi Ouzou et trois à Alger.
    Comme pour tous les Clubs Rotariens, obéissant à un objectif majeur - la solidarité avec les plus démunis - celui-ci - fort de ses 21 membres - a choisi de venir en appui à l’enfant et à la femme.
    Parmi les actions pérennes figurent la lutte contre la phénylcétonurie, la livraison de pain au bénéfice d’une école d’enfants handicapés, le parrainage d’enfants autistes.
    D’autres actions, plus ponctuelles, ont eu lieu telles : ces campagnes de vaccination pour les seniors de Bab Ezzouar, des fêtes de circoncision au sein d’une clinique lors de chaque Ramadan.
    Et… plus récemment,- mais dans la vie rien n’est dû au hasard - il se trouve que l’une de ses membres, Rita Karadja, a rencontré à Timimoun les tisseuses - teinturières - couturières - brodeuses des ateliers fondés et cogérés par deux associations fraternellement unies dans un même but : soutenir la femme rurale dans son désir de formation  et d’insertion dans le tissu économique du Gourara.
    Les deux ateliers manquent cruellement d’une centrale vapeur. Celle des ‘’Mains d’Or’’ est ancienne ; elle a beaucoup servi, il faut la remplacer. A Tigurarin, les Tapisseries d’Art (créations contemporaines) - ont besoin d’un repassage vapeur avant d’être livrées aux clients. Mais où trouver l’argent ?
    Échanges, liens d’amitié, désir d’ouverture sur les besoins des artisanes… Et le miracle se produit.  Deux centrales vapeur sont promises… Elles viennent d’arriver ! Merci de tout cœur à Rita et aux 21 membres d’Inner Wheel.

  • Livraison imminente de tous les tapis commandés en mars par les membres du Rotary Club. Pour honorer leur commande, les tisseuses ont travaillé exceptionnellement le samedi depuis fin mars.
  • Prévisions de travaux à l’atelier Tigurarin (Juillet - Août)
  • renforcement de la dalle (2ième étage - au dessus du magasin des laines)
  • Élévation de deux murs extérieurs
  • Construction d’un abri de roseaux
  • Crépissage et peinture

Une fois achevé, cet espace offrira un deuxième ‘’espace teinture’’ lors des sessions de teinture. Les travaux s’étaleront sur les mois de juillet et août.

  • Travail à domicile - 80% des tisseuses ont désiré travailler à domicile en juillet - août. Les volontaires réaliseront chacune deux tissages, de manière à commencer la saison d’automne avec un stock suffisant.

Mission Décembre 2016 - Nouvelles fraîches des ateliers

A l’atelier de Teinture

le deuxième ‘‘Espace’’, couvert d’un auvent de roseaux est à présent achevé. Il servira tant pour la teinture elle-même que pour le séchage des laines.

 

En projet pour le printemps 2017, l’aménagement de deux ‘’espaces rangement’’ sur la terrasse du 2ème étage, de manière à stocker plus facilement les petits matériels de teinture ainsi que les produits tinctoriaux. Un devis a été demandé au maçon.

L'atelier Tigurarin

En décembre 2016, l’atelier Tigurarin compte un total de 13 tisseuses professionnelles et deux stagiaires, toutes bien occupées, en raison de la préparation de l’Exposition du mois de mars à l’hôtel El Aurassi - Alger

A Tinjillet, l’atelier annexe s’est agrandi : deux professionnelles et deux stagiaires. Un métier à tisser supplémentaire y a été installé.

Ayadi Adahabyia

Les ateliers de Couture Broderie  ‘’Les Mains d’Or’’ connaissent un passage ‘’à vide’’ en ce moment (cinq départs en quelques mois). Rien n’est perdu néanmoins : une restructuration devra sans doute être envisagée dans les mois qui viennent.

Manifestations - Décembre 2016

Deux expositions - vente réussies viennent d’avoir lieu.
La première, à Oran, au Centre Pierre Claverie, dans le cadre du marché de Noël du Consulat de France.
Accueillis très chaleureusement par une association - organisatrice de l’événement - J-Pierre Radigue et Hocine Kadiri, ont fait de très belles rencontres, vendu 6 tapis  ainsi que de nombreux objets de couture broderie .

         

 

Marché de Noël à Oran samedi 10 décembre 2016

                                                     

La deuxième, à Timimoun, dans le local de l’ADEAFA qui a conjugué avec beaucoup de bonheur une très belle exposition  (tapis et objets de couture) et un café littéraire, cette année dédié au célèbre penseur-géographe-philosophe arabe Ibn Khaldoun présenté par Mohamed Saouli.
Beaucoup de monde ; de nombreux échanges ; cinq tapis vendus                                                                  

   

 

Autres Projets  

 

Projet ‘’Tricoteuses solidaires’’. Un grand nombre d’objets tricotés et crochetés, réalisés par Reine Meyer  (membre de TUSAA) Myriam Defienne Radigue et Pierrette  (Kaysersberg) ont été emportés et remis

à la communauté des Sœurs Burkinabées, qui se chargeront de les  distribuer dans les familles nécessiteuses

à Fatiha Kadiri (ADEAFA) qui les remettra à l’orphelinat de l’hôpital ainsi qu’à des familles dans le besoin.


   De très vifs remerciements ont été adressés aux ‘’artisanes solidaires alsaciennes’’ pour ces dons si précieux et si beaux !

Projet d’édition de l’ouvrage

    TIGURARIN
    Tapis et tapisserie d’Art de Timimoun et du Gourara
    Un langage secret

    Le manuscrit a été remis aux éditions Dalimen le 18 décembre 2016 à Alger.

    Projet d’Exposition des Tapis de l’atelier Tigurarin à l’hôtel El Aurassi - Alger

    Une superbe salle est mise gracieusement à notre disposition du 6 au 11 mars 2017
    Thème de l’Exposition : ‘’Couleurs de Timimoun et Création Féminine’’
    Vingt huit créations contemporaines constitueront l’Exposition elle-même. Celle-ci sera complétée par une dizaine de Tapis patrimoniaux.

    Projet ‘’Aide aux mamans en détresse’’

    Cette action continuera en 2017. Là aussi, beaucoup de gratitude est adressée à TUSAA.

    Plantes tinctoriales

    Deux ‘’avancées’’ à signaler. Du côté de l’ITMAS, (Institut de Formation agricole de Timimoun) un cycle de formation à la connaissance, à la culture et aux propriétés des plantes tinctoriales a été confié à Fatiha Kadiri (2 cours par semaine à 2 groupes de jeunes stagiaires), dans l’espoir de les convaincre de cultiver ces plantes dans leur propres jardins à l’issue de la formation.

Janvier 2017

Dernier né de la collection des tapis patrimoniaux, un beau modèle ancien du patrimoine du Gourara, réplique d'un tapis du MNATP

Février - Mars 2017

Une mission  pas comme les autres !!

Cette année, la mission de Février-Mars est marquée par un événement crucial pour l’atelier Tigurarin.
Nous sommes accueillis dans le prestigieux Hôtel El Aurassi, à Alger, pour une exposition de quatre jours sur le thème,

‘’Couleurs de Timimoun et Création Féminine’’.

Grâce à l’aide et au soutien indéfectible du Club Rotary Alger la Blanche, des affiches sont placardées en ville et … le 7 mars c’est branle bas de combat : nous sommes nombreux à assurer la mise en place des 28 créations de l’atelier qui vont susciter étonnement, admiration et enthousiasme.

Les affiches et posters

 

Les posters

 

L'accrochage

 

Le présentoir

 

L'exposition

 

Le livre d'or

 

Mercredi 8 mars- Journée des Droits de la Femme…. Des visites… et quelles visites !

Explication du Projet… de sa genèse, voici 12 ans, de son évolution, de la signification de chacune des Créations. Deux ministres, (Artisanat - Culture), étonnées, curieuses, attentives.

Madame Aïcha TOUBGA, Ministre de l'Artisanat et Madame Nadia LABIDI ancienne ministre de la Culture

 

Le soir, devant plus de 80 auditeurs intéressés et surpris, ce sera la Conférence sur le thème

‘’Le Tapis de Timimoun et du Gourara
Les motifs décoratifs - Signification - Symbolisme
De la Préhistoire à nos jours’’


Le public découvre que loin d’être des objets purement décoratifs et esthétiques les figures géométriques du tapis Berbéro-Zénète plongent leurs racines dans l’aube de l’humanité pensante et révèlent la Vie secrète de la Femme.

Réunions de travail avec les tisserandes

Bilans et préparation de la suite du travail.

  • Des commandes - particulièrement nombreuses (49 pièces à réaliser, dont  5 de  2m x 3m d’ici la fin décembre), sans compter les tapis à réaliser pour alimenter le stock de l’atelier, épuisé à la fin Mars.
  • Des pièces nouvelles à mettre sur le métier, peu nombreuses dans l’immédiat vu la quantité de commandes…
  • Remise à chaque tisserande, d’un châle -cadeau, réalisé avec amour par Reine Meyer. Les châles font le bonheur des tisseuses. Merci, Reine, pour ce témoignage de solidarité à l’égard de l’atelier.

 

    Réunions de travail
    Remise des châles
  • Et… des visites à l’atelier, nombreuses en cette fin du mois de mars.
  • Le stock est quasiment épuisé à notre départ

    Visite d'une télévision algérienne
    Clients suisses de Lucerne
    Visite de Kamel Hayouna le dernier jour

Octobre - Novembre 2017

Une mission ‘’restée en suspens’’, décidée et préparée à la hâte et au dernier moment, la motivation principale étant la sortie du livre et la présence de la présidente au SILA, dans l’hypothèse où quelques livres pourraient y être disponibles.
A six jours de l’ouverture du SILA (Salon International du Livre à Alger), nous attendons toujours la signature du Ministre de la Culture promise en juin. Cette dernière arrivera le 21 octobre. Le SILA ouvrant le 26 octobre, il aura fallu à l’éditrice beaucoup de ténacité pour obtenir que quelques exemplaires puissent être mis à l’imprimerie.
Pour que le déplacement ait du sens, une session de formation en interne est décidée au téléphone, pour l’atelier de tissage.
Il faut pour cela que d’une part, les commandes (nombreuses) en cours de réalisation soient provisoirement mises entre parenthèses et sorties de leurs ensouples, que, d’autre part, les tisseuses préparent de nouvelles chaînes aux dimensions voulues et que les ‘’idées’’ et ‘’modèles’’ soient acheminés à temps afin que chacune des tisseuses puisse choisir son tapis de stage.
De Kientzheim partent donc une quinzaine de croquis et photos, par internet que Daniel Emery, toujours prêt à nous aider apportera à l’atelier. Des indications précises quant aux motifs, aux couleurs et aux dimensions accompagnent les 15 propositions.
Une réunion de travail est programmée sous la direction de Fatiha Kadiri et tout est prêt à l’arrivée de Marie-Claire Radigue.
Neuf nouvelles pièces, totalement inédites, vont mettre 23 jours pour les plus difficiles, à sortir des métiers. Les voici au 5ème jour, puis au 10e, au fur et à mesure de leur ‘’croissance’’.

Des noms provisoires leur sont donnés. Ceux qui apparaissent ici seront leurs dénominations définitives

1- Kheira Lâala -   ‘’ Mirage’’  Tapis de sol–création contemporaine

 

2- Aïcha Chelkhi - ‘’ Aïcha’’   Tapisserie d’Art - Création à partir d’un ancien tapis berbère (style dit ’’spontané’’)

 

3- Saïda Khanfsi –  ‘’Feu’’   Tableau–création contemporaine à partir d’une réalisation de Sœur Florence Jaud

   

4-  Nawel Mellas –  ‘’Genèse’’   Tapis de sol–création à partir d’un ancien tapis berbère (style dit "spontané’’)

 

5-  Meriem Ben Salem – ‘’Sidi Mansour’’  Tapis de sol – création d’après un ancien tapis nomade

 

6-  Khadija Aslafi –  ‘’Adam’’ Tapis de sol–création d’après un ancien tapis berbère (style dit "spontané’’)

 

7- Fatiha Aslafi – ‘’Zaouia Sidi el Hadj’’   Tapis de sol–patrimoine du Gourara

   

8-  Mabrouka Belkadi-  ‘’Pluie de bonheur’’   Tapis de sol–création d’après un ancien tapis berbère (style dit "spontané")

   

9- Fatima Madi–  ‘’Campement Nomade’’   Tapis de sol – création d’après un ancien tapis berbère (style dit "spontané’’)

 

Comme on le voit, Il s’agit – à une exception près – de pièces non seulement inédites, mais aussi assez compliquées à réaliser : très peu d’horizontalité, quasiment pas de symétrie, motifs difficiles à "caler’’ dans la mesure où les dimensions (longueur–largeur) ne sont jamais celles du modèle de départ. Le tapis n° 9 est particulièrement chronophage et Fatima ne parviendra pas à le terminer pour notre départ.
À noter que Aïcha Karimi, nouvelle stagiaire arrivée à l’atelier en octobre ne participe pas au stage proprement dit. Elle réalise un modèle patrimonial connu (T’Mana), - mais elle participe à toutes les réunions, mises au point, évaluations intermédiaires.
Toutes, sans exception, ont accepté de travailler six jours sur sept et jusqu’à 17 heures. De notre côté, TUSAA leur offre un repas chaud et « amoureusement » préparé chaque jour. L’ambiance à l’atelier est incroyablement studieuse et joyeuse. Pourtant, les tisseuses sont souvent dérangées par des visiteurs nombreux, toujours stupéfaits, admiratifs et curieux de ce qui est entrain de se réaliser.
Parmi ces derniers, quelques diplomates de pays étrangers (Hongrie–Belgique–Pays Bas) , des journalistes et cameramen de Canal Algérie. L’émission passera quelques jours plus tard à une heure de grande écoute, lors des infos du soir !!

   

Certains modèles se révèlent particulièrement difficiles et nécessitent la présence attentive et permanente des deux responsables – Fatiha et Marie-Claire.
Voici, à présent, les 8 tissages terminés – ‘’Campement Nomade’’ vous sera présenté plus tard.

Mirage
Aïcha
Feu
Genèse
Sidi Mansour
 
Adam
Zaouia Sidi el Hadj
Pluie de Bonheur
Campement Nomade
T'Mana

Un stage difficile mais extrêmement formateur, dont plusieurs tisseuses disent qu’il a beaucoup renforcé leur confiance en elles.

Quelques nouvelles fraîches des ateliers
I-  Tigurarin

II-  Atelier Ayadi Adahabyia
Fermé  depuis juin 2017, l’atelier de Couture–Broderie a dû être déménagé au courant     du mois d’août. Les meubles, machines, stocks de tissu et objets finis ont été entassés provisoirement dans la maison de l’association (ADEAFA)
 

Le déménagement de ce qui revient à la Caritas est effectué dans la foulée ainsi que le rangement de l’espace Ayadi Adahabyia.
Tous les objets fabriqués et prêts à être vendus sont rangés, répertoriés de manière à ce que Hocine Kadiri puisse en emporter au marché de Noël.
Reste à accueillir, à former les nouvelles stagiaires et à ‘’reconstruire’’, pas à pas, l’atelier.

III- Remise des tricots (layettes et habits pour jeunes enfants).
Réalisés par nos tricoteuses solidaires, Pierrette Whilm  et Myriam Defienne, ces beaux objets sont partagés entre la communauté des Sœurs Burkinabées, fréquemment en rapport avec les familles les plus nécessiteuses et l’ADEAFA qui les remettra à l’orphelinat de l'hôpital.

   
Pierrette et ses tricots
 
Remise aux soeurs
 
et à Fatiha Kadiri

IV-  Projet d’avenir
Au mois de mars 2018, le Père José (Père Blanc) sera à Timimoun avec une trentaine  de jeunes, hommes et femmes, algériens et étrangers, de toutes confessions, pour une rencontre d’une semaine dans le cadre de ‘’ l’École de la Différence’’.
Pour plus de renseignements, aller sur le site :  www.ecoledeladifference.org 
Que pouvons-nous, en notre qualité d’association ouverte au dialogue, au rapprochement des peuples, à l’éducation, à l’accueil de l’Autre dans sa différence, pour une action de la plus haute importance ?
Le Père José cherche de l’aide, sous des formes multiples :
-  prise en charge partielle ou complète d’un ou plusieurs hébergements des jeunes
-  confection des T-shirt
-  prise en charge d’un minibus pour l’excursion qui clôturera la semaine
- aide au financement d’un ou plusieurs voyages vers Timimoun   etc…
Il est probable qu’une ou deux tisseuses de nos ateliers participent activement à cette rencontre.
Voulons-nous soutenir l’action ? Si oui, comment ?

V- SILA -  du 26 au 30 octobre 2017
      
Une expérience exténuante mais très riche au plan des rencontres humaines : beaucoup d’amis se sont déplacés – et pour certains de loin–pour partager notre joie de voir le livre imprimé.

     
Le Ministre de la Culture
 
Y. Saiah, critique littéraire
 
N. Ferhat, archéologue
 
Julien Lepers admire les tapis

Énormément de visites d’inconnus. Beaucoup de Kabyles, beaucoup de jeunes étudiants, des familles entières avec de jeunes enfants se sont arrêtés, extrêmement surpris mais aussi reconnaissants de voir que des non-algériens se soient intéressés à la Mémoire de leur pays.

   
Des amies d'Alger
 
Aziza Amamra Conservatrice en chef honoraire du MNATP
 
Des jeunes...

De très nombreuses interviews, audio et vidéo dont - nous dit-on – certaines ont d’ores et déjà était diffusées après notre départ.

Nous avons, Jean-Pierre et moi-même beaucoup insisté sur notre expérience de vie : l’atelier, la formation de formatrices, le partage des responsabilités entre l’ADEAFA et TUSAA, notre amitié pour l’Algérie et les algériens, la certitude que tout est possible, à condition de tout fonder sur une vraie coopération et une authentique solidarité humaine.